Atelier de formation en andragogie

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme triennal (2021-2023) de formation continue, le centre de formation des professions de justice (CFPJ)  a organisé, sur fonds propres, un atelier de formation en andragogie au profit des formateurs et  enseignants du centre.

L’atelier s’est tenu du 10 au 11 juin 2021 et a ciblé quarante(40) participants.  Sur les quarante(40) participants attendus, trente- un (31) ont effectivement pris part à cette session de formation.

Cette session s’est tenue dans les locaux du CFPJ et a eu pour objectif d’améliorer les capacités des formateurs et enseignants dans la préparation et l’animation de leurs unités d’enseignement et de l’évaluation des élèves.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par trois(03) interventions : le mot de bienvenue de la directrice générale  du CFPJ madame Batankimyém SOUKOUDE FIAWONOU; l’intervention du président du conseil scientifique monsieur SAMTA  Badjona  et le discours d’ouverture du président  du comité de réflexion et de propositions tenant lieu du conseil d’administration du CFPJ monsieur BASSAH  Agbényo.

Cette formation vise à améliorer les capacités des enseignants du CFPJ dans la préparation et l’animation de leurs unités d’enseignement et de l’évaluation des élèves.  Elle les permettra aussi :

  • d’acquérir les connaissances de bases de l’andragogie ;
  • identifier les outils et les méthodes d’enseignement adaptés à la formation des adultes ;
  • mettre en cohérence la philosophie de formation du centre avec les principes andragogiques ;
  • développer chez les enseignants du centre les capacités à mettre en œuvre les outils et méthodes d’enseignement adaptés aux adultes ;
  • améliorer la qualité des formations initiales et continues.

Le formateur à cet atelier de formation est le professeur BITO  Kossi, enseignant au Département de Psychologie Appliquée, à la Faculté des Sciences de l’Homme et de la société à l’Université de Lomé. Le facilitateur à cette session de formation en andragogie était monsieur BASSAH  Agbényo, magistrat, président de la chambre judiciaire de la cour suprême et formateur au CFPJ.

Au cours de cet atelier, deux modules ont été successivement développés. Il s’agit des généralités sur l’andragogie  et des méthodes et technique en andragogie.

Ainsi, l’andragogie est définie comme un effort organisé et soutenu pour aider les adultes à apprendre d’une manière qui mette en valeur leurs capacités à diriger eux-mêmes leur apprentissage. Le formateur a fait l’historique  sur la notion d’andragogie dont le concept remonte à l’éducateur allemand Alexander Kapp en 1833. Ce concept a évolué vers une théorie de la formation des adultes sous la plume de l’américain Malcolm Knowles dans les années 1950. Il a ensuite fait la comparaison entre la notion de la pédagogie  et l’andragogie.  Tandis que la pédagogie se définit comme l’art  et la science d’enseigner les enfants  ou  adolescents,  l’andragogie est définie comme l’art et la science d’enseigner les adultes. De même, Goguelin en 1989 a distingué la pédagogie qu’il a associé à la formation des enfants, de l’andragogie associé elle à la formation des adultes.

Aussi a-t-il mis l’accent sur les caractéristiques de l’adulte dont la définition se résume en trois points :

  •  les définitions convenues ou stipulées : l’adulte est défini comme une personne qui a atteint l’âge de la maturité qui se situe entre 16 et 21 ans selon les pays et les sociétés.
  • Les  définitions descriptives : l’adulte est une personne qui a atteint la maturité biologique, à l’age de 20 à 25 ans.
  • Les définitions normatives : l’adulte est la personne qui est raisonnable, responsable, autonome, mûre.

On peut retenir de façon générale, que l’âge adulte commence à la fin de l’adolescence entre 18 et 25 ans et se termine au début de la vieillesse aux environs de 60 ou même 65ans.

En ce qui concerne les méthodes andrologiques, le formateur en a cité  quelques-unes : Les méthodes actives et les méthodes interrogative; les méthodes démonstratives…

Comme techniques on peut citer entre autre : l’exposé ; l’étude de cas ; les travaux de groupes ; les jeux de rôles ; le brainstorming ou remue-méninge…  En outre, le formateur a cité d’autres techniques non moins importantes telles que la démonstration ; l’enseignement programmé ; l’enseignement assisté par ordinateur ; les exercices ; le témoignage ; la lecture

Le formateur  a terminé sa présentation faisant la distinction entre support et outil de travail.  Il a souligné qu’aujourd’hui la distinction entre support pédagogique et outil pédagogique n’est pas nette. Ces deux termes sont souvent utilisés comme synonymes.

En effet ; un outil pédagogique est un support associé à une démarche  et élaboré  dans le but d’aider à apprendre. Le support pédagogique ou un outil pédagogique est un moyen matériel utilisé pour illustrer  ce qui est présenté par l’enseignant  afin d’aider à la compréhension. Comme exemples de supports ou outils, le formateur en a  cité entre autres des polycopiés, une photo, une vidéo, un tableau blanc, une carte, un schéma, un graphique, un film…

Une évaluation de la session est faite par les participants à la fin de la session de formation. Cette évaluation a donné les résultats suivants :

  • tous les participants sont satisfaits de la session,
  • les participants dans leur majorité sont satisfaits de la qualité des échanges qui ont été fructueux,
  • les participants sont satisfaits du déroulement de la session,
  • la durée de la formation était adaptée,
  • les conditions matérielles (formation, restauration…) étaient également  adaptées.

 

FORMATION CONTINUE DES JUGES DES ENFANTS

Enfants

Le Centre de Formation des Professions de Justice (CFPJ), avec l’appui financier de l’Union Européenne (UE) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a organisé, une session de formation continue à l’endroit des juges pour enfants sur la justice pour mineurs, du 27 juin au 1er juillet 2016.

Cette formation a été rendue possible grâce à la signature d’une convention de financement entre l’Union Européenne et l’UNICEF pour un projet d’ « Amélioration de l’accès des enfants à la justice au Togo » dans le cadre du programme global d’appui au secteur de la Justice » et, qui s’inscrit dans l’optique du programme triennal (2015-2017) du CFPJ.
Elle s’est déroulée dans les locaux du CFPJ et a ciblé vingt-cinq (25) juges des enfants.

La formation vise à outiller techniquement les juges des enfants en activité dans les différentes juridictions, en vue d’une bonne mise en œuvre de la justice pour mineurs.

 

LE DÉROULEMENT DE LA FORMATION

Enf1

Les travaux de la formation ont porté sur six (06) thèmes.

a- La psychologie de l’enfant et de l’adolescent : comprendre l’enfance délinquante

Ce module a été présenté par le Professeur DASSA Kolou Simliwa Valentin, psychiatre, psycho traumatologue au CHU Campus.
Il a axé sa communication sur les points suivants : la construction de la personnalité de l’enfant, le développement psychosocial, le développement psychoaffectif, les facteurs influençant le développement de la personnalité, le comportement délinquant, quelques activités délinquantes, caractères communs des conduites délinquantes et le profil de l’adolescent déviant.

b- L’écoute / audition de l’enfant victime / auteur d’infraction

Le second module de la formation a également été présenté par le professeur DASSA K. S.
Le formateur a commencé sa présentation par les définitions des mots suivants : conversation, discussion, interview, interrogatoire et confession.
Après ces définitions, il a mis l’accent sur les typologies des attitudes interindividuelles, les variables interindividuelles de la communication, les principes fondamentaux et les techniques d’écoute des enfants victimes ou auteurs d’infractions.
Après la présentation des deux modules, les participants ont été soumis à trois (3) cas pratiques traités en travaux de groupe.
Dans le premier cas, il s’agit d’un enfant âgé de 11 ans, menacé, maltraité et violenté par son père qui l’accuse de sorcellerie. Cet enfant a été repéré par une ONG qui a décidé de porter l’affaire à la gendarmerie qui à son tour a saisi le juge des enfants.
Le travail à faire était de décrire à travers un jeu de rôle, comment le juge des enfants va traiter l’affaire.
Le second cas était relatif aux techniques de communication avec les enfants. En effet, à travers les jouets contenus dans un berceau, Kokou, âgé de 4 ans avait montré à un psychologue comment la bonne âgée de 15 ans frottait ses parties intimes contre lui. C’est pourquoi, Kokou présentait des attitudes sexuelles inappropriées par rapport à son âge. Le psychologue a décidé de confier l’affaire à un juge des enfants.
Il était question dans cet exercice de décrire à travers un jeu de rôle, comment le juge des enfants va instruire cette affaire.
Le dernier cas pratique portait sur des abus sexuels dont est victime une fillette de neuf (09) ans. A la suite de ces abus sexuels, elle faisait des crises d’épilepsie auxquelles on ne trouvait aucune cause médicale. C’est ainsi qu’elle a été confiée à un psychologue qui, après examen a compris que l’auteur de l’acte était son répétiteur, âgé de 17 ans.
Le travail demandé était de juger l’affaire à travers un jeu de rôle.
C’est madame SALIFOU OURO-SAMA, psychologue à l’hôpital d’Agoè qui a facilité ces deux modules.

c- La justice restauratrice / réparatrice des mineurs

C’est monsieur EDEH Kodjovi Emile, spécialiste en protection de l’enfant, qui a présenté ce module.
Il a commencé son exposé par l’état des lieux de la violation des droits des enfants avant de mettre l’accent sur les points suivants : la définition de la justice pour mineurs, les principes de la justice pour mineurs, les modèles de protection des mineurs et leurs critiques, les avantages de la diversion et alternatives à la détention, l’intérêt supérieur de l’enfant, fondement des réflexions en cours sur la justice juvénile.

Après la communication, trois cas pratiques ont été soumis aux participants.
Le premier cas porte sur une fille de 15 ans nommée AS.A qui, sous le poids de la précarité dans laquelle elle vit, ajoutée à l’instabilité de ses deux parents, est emmenée à commettre un vol chez son employeur.
Il est alors demandé aux participants de réfléchir sur les causes de la délinquance de cette fille tout an analysant sa situation ; de préciser si la déjudiciarisation est-elle possible dans le cas d’espèce ; les mesures possibles à envisager au stade de l’enquête préliminaire ou celles que le juge des enfants pourrait envisager en terme de responsabilisation, réparation et de restauration du mineur.
Le second cas est relatif à un viol commis sur une mineure de 15 ans et à un vol de 50000F par un jeune garçon de 17 ans du nom de JSK.
La consigne de travail était de mener des réflexions sur les causes de la délinquance juvénile, d’envisager les mesures à prendre par le juge des enfants si la procédure judiciaire devrait se poursuivre, le cas échéant les éléments dont le juge des enfants doit prendre en compte s’il veut appliquer les solutions d’une justice réparatrice et restauratrice des mineurs.
C’est madame SOUKOUDE FIAWONOU, magistrate, qui a été la facilitatrice de ce module.

d- Le cadre légal national et international de protection des enfants

Ce module a été exposé par M. IBRAHIM Awal, magistrat, conseiller à la cour d’appel de Lomé et M. HOTOWOSSI Martin, Administrateur protection des enfants à UNICEF Togo.
Ils ont d’abord présenté le cadre juridique international de protection des droits de l’enfant en précisant les centres d’intérêt suivants: le cadre juridique international et régional de protection des enfants en conflit avec la loi ; le cadre juridique international de protection des enfants victimes et témoins; les difficultés liées à la mise en œuvre des normes protectrices de l’enfant en contact avec la loi et quelques pistes comme approches de solutions.
Ensuite, le cadre juridique national de protection des droits de l’enfant a été présenté. Cette communication a porté essentiellement sur l’ensemble des textes juridiques relatifs à la protection des droits des enfants. Il s’agit entre autres de la constitution de 1992, de l’ordonnance portant organisation judiciaire, du code de l’enfant de 2007. L’accent a été mis sur ce code de l’enfant.
Un cas pratique soumis aux participants les conduit à réfléchir sur le contenu des articles 37 et 40 de la Convention sur les droits de l’enfant dans le domaine de la justice pour mineurs. Un jeu de rôle a été également présenté par les participants au titre du cas pratique pour relever dans la législation nationale sur la justice des mineurs des points incompatibles avec la convention relative aux droits de l’enfant et aux instruments internationaux se rapportant à l’administration de la justice pour mineurs.
Ce module a été facilité par Monsieur FIAWONOU Mawuli, magistrat, avocat général près la cour suprême.

e- L’enfant en conflit avec la loi et la détention ; l’enfant en danger et le placement

Ce thème a été animé par monsieur IBRAHIM Awal, magistrat, conseiller à la cour d’appel de Lomé.
Les points suivants ont meublé sa communication: le rappel des principes régissant l’enfant en conflit avec la loi et la détention, autres principes liés à la détention (art.347 à 350 du code de l’enfant), les alternatives à la détention, les éléments caractéristiques du danger pouvant justifier le placement, la saisine du juge des enfants d’une demande en placement, les procédés de placement d’un enfant, le rôle d’un travailleur social dans le placement, les effets de placement.
Le formateur a soumis deux pratiques aux participants.
Le premier cas est relatif à l’enfant en conflit avec la loi et la détention. En effet, il s’agit d’un enfant de 14 ans qui, a empoisonné son employeur. Celui-ci ayant été sauvé in extrémis porte plainte contre lui.
Il est demandé aux juges des enfants de qualifier les faits, de poser l’inculpation, d’énoncer tous les actes d’instruction éventuels et d’envisager un jugement.
Le second cas traite de l’enfant en danger et le placement. Séraphin, élève, âgé de 10 ans exerce des violences envers un camarade de classe et des insultes à l’encontre du personnel enseignant. Finalement, il a été déscolarisé et son père décide de ne pas le recevoir chez lui et sollicite un placement.
Les participants devaient relever les éléments caractéristiques du danger dans le cas d’espèce et de rédiger l’ordonnance de placement.

C’est madame SOUKOUDE FIAWONOU, magistrate, qui a été la facilitatrice de ce module.

 

f- Les garanties procédurales reconnues aux mineurs auteurs et victimes d’infractions

 

Ce thème a été présenté par M. FIAWONOU Y. Mawuli, magistrat, avocat général près la cour suprême.

Sa communication a porté sur la procédure applicable lorsque les enfants sont auteurs d’infractions et sur celle applicable lorsque les enfants sont victimes d’infractions.

De manière générale,  sa présentation est articulée de la manière suivante : les principales caractéristiques de la procédure applicable aux enfants, l’ouverture de la procédure à l’égard d’un enfant, le jugement de l’enfant, les instances modificatives et les voies de recours, les difficultés de mise en œuvre des garanties procédurales, la procédure d’assistance éducative, les difficultés dans l’application des garanties procédurales et les approches de solutions pour lever certains de ces obstacles.

Après la présentation suivie de débats, les participants divisés en deux groupes ont traité le cas pratique suivant: Joseph, élève en classe de CM2  et ses amis ont cambriolé une boutique en emportant une somme de 35000FCFA, des cartes de recharges d’une valeur de 90.000FCFA, une petite radio et un téléphone portable illico.

L’enquête de la gendarmerie a permis de les arrêter.

Il est demandé aux juges des enfants dans le cas de dire  si Joseph et ses amis  sont auteurs d’infraction ou victimes d’infraction ; de qualifier l’infraction selon qu’ils sont auteurs ou victimes ;   de traiter le cas en qualité de juge des enfants saisi d’un réquisitoire introductif du procureur de la république.

Le facilitateur de ce module a été Monsieur M’DAKENA Atara, conseiller à la cour suprême qui a également contribué aux débats et discussions à l’instar des autres facilitateurs.

FORMATION CONTINUE DES MAGISTRATS DES TRIBUNAUX DE TROISIEME CLASSE DE LA COUR D’APPEL DE LOME EN INFORMATIQUE

FORMATION CONTINUE DES MAGISTRATS DES TRIBUNAUX DE TROISIEME CLASSE DE LA COUR D’APPEL DE LOME EN INFORMATIQUE
Thèmes :
• Initiation à l’informatique
• Initiation à la bureautique
• Initiation à l’internet
• Recherches d’informations juridiques sur internet

Date : 04 au 15 avril 2016 Lieux : CFPJ et Services des participants Heure : 8h00

Projet de formation continue pour le compte de l’année 2016

1. Formation de reconversion et de prise de fonction des magistrats 13 au 15 Janvier 2016.

2. Innovations du nouveau code pénal à partir du 25 Janvier 2016.

3. Justice pour mineurs.

4. Initiation à l’informatique des magistrats de TPI de deuxième classe du ressort de

de la cour d’appel de Kara.

5. Initiation à l’informatique des magistrats de TPI de troisième classe du ressort de

de la cour d’appel de Lomé.

6. Initiation à l’informatique des magistrats de TPI de troisième classe du ressort de

de la cour d’appel de Kara.

7. Initiation à l’informatique des officiers de polices judiciaires.

8. Initiation à l’informatique du personnel de la chancellerie.

Des professions de justice

 

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Nous vous offrons des formations dans les domaines suivants:

* LE DÉPARTEMENT DES MAGISTRATS
* LE DÉPARTEMENT DES GREFFIERS ET SECRÉTAIRES DE PARQUET
* LE DÉPARTEMENT DES NOTAIRES
* LE DÉPARTEMENT DES HUISSIERS
* LE DÉPARTEMENT DES COMMISSAIRES-PRISEURS
* LE DÉPARTEMENT DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE ET DE LA RÉINSERTION
* LE DÉPARTEMENT DES OFFICIERS DE LA POLICE JUDICIAIRE.

 

Avec nous devenez des cadres dans le domaine de la Justice.